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préparation mentale

Dans moins d’un mois ont lieu les championnats d’Europe de Grappling. Je vous donne toute ma préparation mentale.

Si vous êtes intéressé par ma préparation physique pour ce championnat d’Europe de Grappling je vous conseille de vous rendre à cet article Prépa pour Rome… Vous feriez une grossière erreur de ne pas vous préparer mentalement à cet événement car la préparation mentale vous aidera à faire face au stress.

Pourquoi se préparer mentalement à une compétition

Il peut vous sembler superflu voire même une perte de temps que de vous préparer mentalement à une compétition. Je pense qu’à un certain niveau technique la différence ne se fait plus sur l’aspect physique mais sur la gestion de son stress.

En bons compétiteurs nous sommes tous suffisamment préparés pour enchaîner les combats sans être physiquement atteint. Malheureusement le stress, l’inconnu l’adversité, la compétition conduisent à un stress qui réduira nos performances si nous ne nous y sommes pas préparés.

Le stress fait perdre une trop grande partie de notre capital énergétique avant même d’avoir bougé. Donc gérons-le.

Mes 5 petites astuces.

Les astuces qui fonctionnent bien sur moi :

1/ La routine

Évidemment j’ai besoin de me sentir physiquement prêt et en condition alors j’installe une petite routine physique qui a pour effet de me détendre et me RASSURER sur mes performances. Cette routine me permet de fixer des objectifs très facilement atteignables avec des «  mini challenges » et ce pour me rassurer.

Ma semaine est donc toute planifiée.

Lundi / CAP + corde à sauter + cours technique + BOULOT + muscu.

Mardi/ Muscu + mini trail + BOULOT + cours technique.

Mercredi / Repos + BOULOT + repos.

Jeudi / visionnage de combats analyse (ATTENTION je ne tente pas de reproduire ce que je vois je n’ai pas le temps d’acquérir de nouvelles capacités).

Etc…

Grâce à cette routine je me rassure sur ma condition physique et si j’ai un imprévu, celui-ci ne m’atteint pas dans la prépa car j’ai laissé des espaces de récupération.

2/ L’imagerie Mentale

2 fois par semaine, j’essaie de m’isoler pendant 20 mn et j’utilise les techniques d’imagerie mentale pour pallier  tous les cas de figure. Le plus difficile étant de se focaliser sur cette imagerie sans se « stresser » à penser à autre chose. Exercice très difficile qui devient plus simple avec le temps ou avec la pratique du Zen. (cf. plus d’infos sur l’Imagerie mentale dans l’article : gestion du stress – comment se préparer)

3/ Le contrôle du poids.

Oubliez le cutting des dernières semaines, changez éventuellement de catégorie et maintenez-vous à ce poids. J’ai fait le choix de monter de catégorie alors que j’ai un poids de forme de 6 kg en dessous. J’ai pendant longtemps perdu 2 kg pour être dans la catégorie au-dessous mais les contraintes sont  trop importantes pour un bon vivant comme moi qui aime la bonne bouffe.

Je préfère donc faire un peu plus de muscu, manger sainement et en quantité plutôt que de me peser 5 fois par jour pour être en panique au moindre gramme non perdu et donc de dépenser toute mon énergie mentale et physique à perdre ces 2 petits kilos.

4/ Parler de ses craintes.

Alors oui il faut parler de vos craintes mais uniquement avec les amis qui partagent votre passion et qui vous soutiennent pendant les compétitions. Les autres risquent de ne pas comprendre pourquoi vous faites tous ces sacrifices et pourquoi vous vous prenez la tête.

5/ La respiration.

Essayez de vous endormir en vous focalisant sur votre respiration.

Mon expérience des compétitions importante. (Nationales, Européenne et Internationale)

J’ai eu la chance de voyager et de participer à de grands événements dans les sports de combats et arts martiaux. Pendant longtemps j’ai négligé la préparation mentale en pensant que mes capacités physiques étaient suffisantes. Cela n’a duré qu’un moment et maintenant que je me fais « vieux », mes capacités ne font que décroître, il faut donc que j’améliore une nouvelle « habileté ». Cela passe par une gestion parfaite du stress qui ronge chaque compétiteur.

La dernière semaine était atroce avant que je m’essaie à la prépa mentale. À chaque fois que je prenais conscience de l’imminence de l’échéance, mon cœur s’emballait, ma respiration s’accélérait et je devais détourner ma pensée pour me sentir bien. Cette alternance entre « bien-être » et « détresse » est difficile à supporter pour le corps.

« Depuis que je me prépare mentalement, je n’ai plus cette petite poussée d’adrénaline qui arrive sans prévenir. Je la conserve pour l’utiliser lors de mon 1er combat. »

Il faut faire attention de ne pas trop se détacher de l’objectif sinon l’effet inverse se produit : c.à.d. ne plus être boosté par ce stress pour être performant.

Le jour de la compétition, tout ce qui se passe dans ma tête

C’est une suite de rappels à mes rituels. Je déjeune bien, je ne me prive pas, je fais ma petite session d’imagerie mentale, je mets ma musique pendant que je prépare mon corps au combat et je fais mes petits challenges pour augmenter mon rythme cardiaque en vue de ne pas être essoufflé avec le palpitant au taquet au moment de commencer le combat.

L'equipe en compétition
Préparation mentale de l’équipe de JJB / Grappling Marseille (Science B**)

Toutes ces phases sont les répétitions de toute ma préparation, j’ai éradiqué cette notion d’inconnu car je fais ce que j’avais prévu de faire : gagner et il en est pas autrement.

Mes amis et partenaires sont proches de moi, je me sens bien et rassuré, j’entends mon nom pour la pesée, pas de stress imprévu j’ai mes papiers sur moi et j’ai le temps.

Tout se passe comme prévu. Je suis calme et serein je me répète des phrases  qui me boostent jusqu’au check qui annonce la guerre. Mon cerveau vrille, une déferlante d’adrénaline envahit mon corps. Tous mes sens sont en éveil et je me sens supérieur à mon adversaire, je suis plus véloce, plus puissant, plus sûr de mon niveau, peu importe mon adversaire aujourd’hui je le bats. Le résultat je le connais, je décide où, quand et comment je l’amène au sol, je l’ai visualisé des centaines de fois il n’en est pas autrement. L’arbitre lève mon bras. Victoire.

Après tous les combats, on va s’éclater la panse, c’est le petit rituel immuable post compét’.

Vous connaissez à présent tous mes petits trucs pour réussir une compétition. Je ne pré-visualise jamais une défaite ou une blessure je laisse cela dans un coin de ma tête pour ne pas être déçu mais quand on va au combat, ce n’est jamais pour participer.

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