Portugal Danemark Handball, symbole de la montée en puissance du hand portugais

En 2021, le Portugal a abattu la porte que beaucoup pensaient imprenable : pour la première fois, la sélection lusitanienne a éliminé le double champion du monde danois lors d’une phase finale internationale. Aucun précédent, aucun repère : ce soir-là, l’histoire du handball portugais a basculé.

Depuis 2017, la Fédération portugaise a multiplié par trois les moyens consacrés à la formation des jeunes. Les résultats ne se sont pas fait attendre. Des joueurs formés localement s’imposent aujourd’hui parmi les effectifs des plus grands clubs européens, bousculant un équilibre longtemps figé et redéfinissant les contours du handball du Vieux Continent.

Le Portugal face au Danemark : quand une nouvelle ère du handball s’écrit

Le Portugal n’a pas simplement gagné : il a frappé fort, dans un choc qui a résonné bien au-delà des frontières. À la Jyske Bank Boxen, les Heróis do Mar ont signé une victoire 31-29 qui a mis fin à deux années d’invincibilité danoise lors de l’Euro 2026. Un signal fort : la hiérarchie n’est plus ce qu’elle était, les places sont à reprendre.

Sous la houlette de Paulo Pereira, la sélection s’est appuyée sur une génération qui ose et assume. Loin de céder à la pression, elle a su imposer sa marque lors d’un match décisif. Voici les acteurs qui ont fait basculer la rencontre :

  • Martim Costa a scellé le sort du match d’un tir que personne n’a pu arrêter,
  • António Areia a marqué dans les moments qui comptent, offrant deux buts décisifs en toute fin de partie,
  • Gustavo Capdeville s’est dressé sur sa ligne et a repoussé les assauts répétés de Gidsel, enchaînant les arrêts clés.

Les Danois, réputés pour leur force de frappe, ont buté sans relâche. Impossible de déborder la défense portugaise, ni de prendre à défaut Tonicher, qui s’est illustré pour sa première grande apparition internationale.

Dans les tribunes, le public portugais a fait bloc derrière son équipe. Les chants, les encouragements, chaque possession, chaque interception : tout a contribué à faire monter la tension et la confiance. Ce n’est plus une surprise, ni un heureux hasard. Cette victoire s’inscrit dans la durée, fruit du travail, d’une politique de formation ambitieuse et d’un esprit de conquête qui ne faiblit pas.

Jeune joueuse de handball portugaise souriante en intérieur

Rivalités, exploits récents et ambitions : le hand portugais s’impose sur la scène internationale

Le Portugal ne se contente plus de victoires isolées. Depuis deux saisons, la sélection multiplie les performances contre les cadors européens. On pense à la victoire arrachée après prolongations contre l’Allemagne lors du dernier championnat du monde, au succès face à la Norvège, ou encore au nul face à la Macédoine du Nord avant l’exploit contre le Danemark. Une série qui se construit loin des bases portugaises, dans des salles hostiles où la moindre faiblesse se paie au prix fort.

La progression s’appuie sur une génération audacieuse, menée par Martim Costa et son frère Kiko Costa. Leur complicité déstabilise les défenses les plus expérimentées. Ajoutez à cela Victor Iturriza, pilier d’un trio qui a pesé de tout son poids lors de la qualification pour le main round de l’Euro 2026. Sans oublier Pedro Portela, dont l’égalisation face à l’Allemagne a marqué les esprits et relancé toute une équipe.

Ce renouveau ne s’arrête pas à la sélection nationale. Plusieurs dynamiques structurantes se sont mises en place :

  • Les clubs professionnels renforcent leur engagement dans la formation des jeunes,
  • les institutions sportives mettent sur pied des dispositifs pour repérer les prometteurs et les accompagner dans leur progression,
  • les écoles de handball voient affluer des licenciés venus de tout le pays.

Le championnat portugais attire désormais l’attention, et pas seulement celle du public local. Les voisins espagnols et français observent cette évolution, conscients que la carte du handball européen se redessine. Le Portugal s’impose, sans complexe, parmi les nations qui comptent. Une trajectoire qui ne demande qu’à être confirmée, sur les parquets et dans les souvenirs.