En 2013, l’UFC intègre pour la première fois une catégorie féminine à son classement officiel. Depuis, seules quatre combattantes ont occupé simultanément la première place de leur division et celle du classement toutes catégories confondues. Des championnes comme Amanda Nunes, Valentina Shevchenko ou Ronda Rousey ont durablement modifié la hiérarchie et les critères d’évaluation.
Les chiffres révèlent un déséquilibre persistant entre le nombre de catégories féminines et masculines, ainsi qu’une différence notable dans la fréquence de renouvellement des têtes d’affiche.
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Plan de l'article
Où en est la représentation des femmes dans le classement de l’UFC ?
Difficile de parler d’équilibre : la place des femmes dans le classement de l’UFC a progressé, oui, mais reste loin de la parité. Parmi les 12 catégories de poids reconnues par l’Ultimate Fighting Championship, on ne compte que quatre divisions pour les femmes : poids pailles, poids mouches, poids coqs et poids plumes. Les hommes, eux, disposent de huit catégories, de la plus légère à la plus lourde. Le contraste saute aux yeux, même si le mma féminin gagne du terrain à l’international.
Ce déséquilibre se retrouve dans la dynamique du classement UFC chez les femmes, qui change peu au fil des saisons. Quelques noms dominent les débats, et la hiérarchie évolue au ralenti. Prenez Manon Fiorot : la Française a réussi à s’inviter dans le trio de tête des poids mouches, illustrant à la fois la rareté et l’impact d’une percée européenne dans ce paysage. Les poids coqs et poids pailles restent sous la coupe de championnes aguerries, tandis que la catégorie des plumes peine à se renouveler, faute de réservoir suffisant.
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Voici ce que révèlent les chiffres et les tendances du moment :
- 4 catégories féminines contre 8 masculines
- Renouvellement limité au sommet chez les championnes
- Une ascension notable de l’Europe grâce à Manon Fiorot UFC
La visibilité des combattantes dans le classement UFC dépend aussi de la couverture médiatique. Les figures de proue, telles que Valentina Shevchenko ou Weili Zhang, tirent l’ensemble du plateau vers le haut. Mais le vivier reste moins dense comparé aux rangs masculins, où chaque division fourmille de prétendants prêts à se disputer leur place dans le classement UFC poids.
Panorama des meilleures combattantes et de leurs catégories en 2024
Le classement UFC féminin en 2024 repose sur quelques championnes majeures, appuyées par une hiérarchie bien ancrée. Dans la catégorie des poids pailles, Weili Zhang impose sa domination. La championne chinoise multiplie les démonstrations de force et sa palette technique lui permet de distancer ses poursuivantes. Si le nombre de prétendantes n’égale pas celui des hommes, chaque affrontement suscite l’intérêt, tant sur le plan tactique que stylistique.
Chez les poids mouches, la Française Manon Fiorot s’est hissée au premier plan. Sa victoire sur Erin Blanchfield l’a propulsée dans le haut du classement UFC poids mouches, juste derrière une Valentina Shevchenko qui, malgré la perte de sa ceinture, continue d’incarner la référence technique. Shevchenko reste une adversaire redoutée, capable de bouleverser l’ordre établi à tout moment.
Du côté des poids coqs, la catégorie attend sa nouvelle leader. L’absence d’une championne incontestée redistribue les cartes, offrant une ouverture inédite. Les catégories féminines manquent parfois de profondeur, mais la montée de jeunes espoirs laisse présager des évolutions dans le classement UFC à venir.
Pour mieux cerner les forces en présence, voici les figures clés des divisions féminines en 2024 :
- Weili Zhang UFC : en tête des poids pailles
- Manon Fiorot UFC : figure montante chez les poids mouches
- Valentina Shevchenko UFC : la technicienne du circuit
La progression au sein de chaque catégorie poids illustre le dynamisme du mma féminin. Les échéances à venir s’annoncent décisives pour celles qui visent un titre champion UFC.
Ronda Rousey et les pionnières : comment elles ont changé la donne
Impossible de parler du mma féminin sans revenir sur le choc provoqué par Ronda Rousey. L’Américaine a bouleversé l’ordre établi, forçant l’organisation à ouvrir la porte aux femmes dans le classement UFC. Sa maîtrise du judo, sa détermination féroce et son efficacité ont marqué la catégorie poids coqs dès son entrée à l’Ultimate Fighting Championship. En plus d’enchaîner les victoires express, elle a imposé une nouvelle façon de voir les choses, attisant autant l’admiration que le débat.
Première championne à défendre et à promouvoir activement le titre champion UFC féminin, Rousey a ouvert la voie. À ses côtés, des pionnières comme Miesha Tate ou Holly Holm ont joué un rôle décisif dans l’émergence d’un vivier de combattantes. Leur influence ne s’est pas limitée à la cage : après elles, plus aucune grande organisation ne pouvait ignorer le potentiel des catégories féminines.
Voici les pionnières qui ont transformé le paysage :
- Rousey : première championne UFC, figure médiatique incontournable
- Miesha Tate : rivale historique, incarnation de la persévérance
- Holly Holm : celle qui a battu Rousey, symbole de l’adaptabilité technique
Leur héritage est tangible : la structure actuelle du classement, la multiplication des catégories et la reconnaissance du mma féminin dans l’UFC leur doivent beaucoup.
Ce que l’actualité du MMA féminin nous réserve pour les prochains mois
Le classement UFC féminin n’a jamais semblé aussi animé. Toutes les attentions convergent vers la catégorie poids mouches : Manon Fiorot s’impose comme une prétendante sérieuse, prête à saisir sa chance pour le titre UFC. Son ascension accélérée la place au centre des discussions, avec la perspective d’un choc attendu face à Valentina Shevchenko, de retour après blessure. La championne historique reste menaçante, mais la compétition s’intensifie. La question qui se pose : le règne des anciennes va-t-il résister à la montée de ces nouvelles forces ?
Chez les poids pailles, Weili Zhang poursuit son parcours dominant. Sa supériorité technique s’impose, mais derrière elle, la concurrence ne faiblit pas. Chaque combat devient un test, chaque défaite un possible renversement de situation. Les enjeux s’accumulent, et l’intérêt pour la catégorie ne faiblit jamais.
Dans l’ombre des projecteurs, la pression médiatique s’intensifie. ESPN et l’UFC alimentent l’attente avec de nouvelles annonces, tandis que les discussions sur un titre vacant dans certaines divisions féminines agitent les coulisses. Les managers peaufinent leurs stratégies, cherchant la meilleure fenêtre pour placer leurs athlètes.
La saison à venir s’annonce bouillonnante : chaque prestation pèsera dans la course au sommet du classement UFC. La scène féminine se redessine sous nos yeux, bien décidée à ne plus jouer les seconds rôles au sein du Ultimate Fighting Championship. La prochaine grande championne n’a peut-être pas encore fait son entrée, mais le décor, lui, est planté.